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Aas
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Les bergers d'Aas disposaient d'un langage sifflé (efficace à plus d'un kilomètre) dont on ne connaît que trois autres exemples au monde (vallée de la Görele en Turquie, île de la Gomera aux Canaries, indiens Mazatèques et Zapotèques du Mexique). Hélas, le dernier siffleur est mort en 1988. Aas est aussi le village natal de Jacques Orteig, (1834-1904) célèbre guide de la grande époque. Ses capacités de marcheur étaient connues de toute la vallée d'Ossau au point qu'il engageait des paris comme celui qui, le 22 juillet 1872, alors qu'il avait 38 ans, le conduisit au Pic de Ger, à l'Ossau puis à Pau. Par la suite il donna des exhibitions que nous appelons sans doute aujourd'hui des compétitions.
Les habitants réputés pour leur rudesse portent le sobriquet de : Lous
Quelhous qui viendrait de l'espagnol “quisquilhosos” chicaneurs et
tracassiers. En patois les « queyos », car on disait d'eux qu'ils avaient
l'habitude d'accueillir les étrangers à coup de cailloux. On dit que les
pasteurs de cette commune ont eu de nombreux différents, au sujet des
pâturages, avec leurs voisins de l'autre côté des Pyrénées. Il y a
quelques années en arrières ces habitants, communiquaient avec un
véritable langage sifflé, quelque chose de peu ordinaire, unique en
Europe, rare au monde, mais ils en n'avaient pas conscience. Cela leurs
permettaient d'échanger entre eux de s'inviter à boire un coup, d'appeler
les enfants qui l'utilisaient eux-mêmes pour les jeux, par les amoureux
pour se fixer un rendez-vous et surtout utilisé en montagne par les
bergers, pour demander des renseignements, pour rompre la solitude, pour
se prévenir d'un danger ou demander de l'aide à plus grande distance que la voix parlée : de
part et d'autre de la rive du valentin, jusqu'à une distance de 2.5 km. Déjà, en
1850, à Aas, on communiquait en sifflant. Il a fallu attendre 1959, que
des savants s'intéressent à ce langage afin que cette histoire ne perdisse
pas! Jusque là aucune trace…, malgré de nombreux ouvrages traitant de la
Vallée d'Ossau, de ses coutumes, de ses traditions. Au début du XX siècle,
pratiquement tout le monde sifflait au village, les enfants l'apprenaient
instinctivement comme le patois Ossalois. |
