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e lendemain, nous partons sous la pluie munis de nos "panchos". A la droite de l'auberge de Logibar, nous prenons l'ancien tracé du GR 10, plus long d'environ d'une heure, mais beaucoup plus pittoresque. Nous suivons le sentier remontant la rive droite du torrent. A 45
minutes, la
passerelle suspendue d'Holzarte (580m), vrai pont de singe.
La passerelle saute ce canyon d'Olhadubi pour permettre d'atteindre l'autre rive, au-dessus de 140 mètres de vide ! Passerelle du vertige tendue, construite
en 1920 par les ouvriers italiens employés dans les ateliers de l'aciérie
Lombardi Morello de Tardets, l'extraordinaire passerelle permettait aux
bûcherons de rejoindre directement les chantiers de coupe.

ous
franchissons le pont de la Mouline, puis nous passons devant la grange de
Pekoberhoa (821 m). Puis, nous arrivons au plateau d'Ardakhotchia (980 m).
Le sentier suit le bois de Saratzé pour atteindre le cayolar de Saratzé
(1205 m). Une heure plus tard, nous grimpons le col d'Anhaou (1383 m) pour
atteindre le cayolar d'Anhaou. Nous prenons un petit sentier de terre pour
descendre vers un ruisseau tout près des Granges Errékaltia. Nous nous
dirigeons vers le ravin de Kakouéta.
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eu après, nous
arrivons à
Sainte-Engrâce
(630 m).
Ici
l'histoire fait large place à la légende… Vers l'an 300, une jeune
Lusitanienne du nom de Gratie, jeune vierge
portugaise, se rendait avec sa famille en Gaule pour y épouser un noble
chrétien. Arrêtée par les soldats romains, les voyageurs furent massacrés
et Grâce martyrisée. On parle de foie et seins arrachés, de cœur mis à
nu, de clous dans le front… Le culte de Sainte-Engrâce s'enracina à
Saragosse, et la légende dit encore qu'au Xe siècle des voleurs s'étant
emparés d'un bras de la sainte chargé de bijoux, ils le cachèrent dans un
chêne creux, près d'une fontaine, au plus profond de cette verte région de
la Soule. Chaque jour, un taureau s'agenouillait devant le tronc et ses
cornes flamboyaient. Religieux puis fidèles accoururent, et dès le XIe
siècle une église s'éleva à l'emplacement du chêne. Ce sanctuaire devint
lieu de pèlerinage réputé, accueillant les princes d'Aragon, de Navarre,
du Béarn. Sainte-Engrâce est alors évoquée contre les intempéries, la
sécheresse… et les maux de tête ! La commune n'a rien d'un village groupé, elle ressemble plutôt à
une succession de quartiers épars au cœur d'un cirque montagneux. Cette
étape restera dans nos mémoires à cause de cette passerelle qui ne laisse
pas indifférente, mais cette journée a été longue et fatigante à cause et
difficile (environ 1000 m de dénivelé) et certains chemins extrêmement
boueux car nous avons marchés sous la pluie.
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