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Dans les villages du Béarn, au début
du siècle, les garçons, sous l'oeil attentif de leurs fiancées, se défiaient au
lancer de l'enclume, au vire-perche... Dans les pâturages d'Ahusquy, au fond de
la vallée de la Soule, le 15 août, depuis des millénaires, les bergers luttent
au saut, à la course, au lancer de la pierre ou de la barre à mine, et on
accourt de tout le Pays basque quand on annonce un tournoi d'aizkolarris (homme
de la hache). La débauche d'énergie que représente ce sport, la fureur sacrée
qui saisit les concurrents correspondent aux impulsions profondes de la race.
L'épreuve consiste à couper en deux, à la hache, huit ou dix billots de bois de
1 m à 1,50 m de circonférence. Le vainqueur est celui qui y met le moins de
temps. L'homme monte sur la bille de hêtre solidement calée par des chevilles,
les pieds écartés, la hache haute ; au cri de "Aintzia !", il attaque... En
1950, un Navarrais de vingt-trois ans coupa 10 troncs de 1,50 m en 40 minutes. |
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Au début du siècle, la Soule
comptait encore quelques lanceurs de barre, les palankaris. Ce sport qui
consiste à lancer au loin des barres de fer de 4 à 8 kilos, passe pour être l'un
des plus anciens. Les Basques y excellaient déjà au XIVe siècle.
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