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Né
à Libourne, il succède à son père et devient comme lui notaire et
passionné de montagne...
Il
fait sa première ascension en 1874 et comme le restant de sa vie, il
choisira la difficulté en s'attaquant au
Vignemale dans les
Hautes-Pyrénées. Dès 1878, précurseur, il généralise l'emploi de la corde et
instaure le piolet court, bien pratique pour l'escalade en glace. Avec
Jean Bazillac, de Monts, d'Astorg, conduit par
le célèbre guide de Gavarnie
Célestin Passet et de son assesseur
François Bernat-Salles, il réalise quantité de premières.
Les
deux plus remarquables sont devenus des classiques : la face nord du Mont
Perdu et le couloir de Gaube. Il va aussi dans les Alpes et meurt à
Chamonix après une ascension du Mont Blanc. Contrairement aux pyrénéistes,
il n'est ni botaniste ni géologue. Mais sa personnalité le classe parmi
eux. Il représente le premier d'une lignée de techniciens, avant-gardiste
et formateur, parmi lesquels on compte
Jean Arlaud. |