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18-09-2000

Dessiné par :
Marc Taraskoff
Mis en page par :
Jean-Paul Cousin
Imprimé en :
héliogravure
Couleurs :
brun, beige, vert,
gris, noir
Format :
vertical 22 x 36
50 timbres à la feuille
Valeur faciale :
3,00 F + 0,60 F
0,55 euros
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Que citer avant tout dans sa
longue carrière ce pyrénéen né le 19 août 1897 à Saint-Martory en Haute-Garonne, si souvent associée aux Pyrénées ? Peut-être l'exploration
de la grotte Casteret, à 2700 m en 1926, et celle des grottes glacées du
Marboré, mais aussi sa campagne pour déterminer la source de la Garonne
(1921-1931), ses descentes dans le gouffre Martel, à la Henne Morte (où il
bat par deux fois le record mondial de profondeur), ses explorations dans
l'Atlas marocain... Casteret fut aussi un merveilleux vulgarisateur, à
l'œuvre abondante et diverse : récits, romans, contes ; il a aussi écrit
un biographie de Martel. Musée à Fontaine-de-Vaucluse.
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En 1912, il descend en solitaire dans le gouffre du Poudac-Gran, après
avoir installé une corde lisse dans le premier puits d'entrée, de 35
mètres, et découvrir une salle souterraine, un lac et des restes osseux du
terrible ours des cavernes.
En 1919, après quatre années sur le "front", il revient au pays...
En 1922, il pénètre seul dans la grotte de Montespan. Après le
franchissement de deux siphons, il découvre des vestiges émouvants de ses
devanciers préhistoriques : des traces de pieds nus dans la boue que les
siècles ont calcités, des gravures, de chevaux, de bisons, et surtout des
statues, modelées dans l'argile. Les plus statues du monde !
En 1924, il se mari avec Elisabeth Martin (19 ans), passionnée de haute
montagne, elle a déjà gravi plusieurs "3000" dans les Pyrénées.
En 1926, le couple découvre les grottes de Marboré.
En 1930, c'est la découverte de bisons, de chevaux gravés sur la paroi et
d'une tête de lion rugissant, gueule ouverte, les crocs menaçants, tracée
au silex sur la roche friable dans la vaste grotte de Labastide.
En 1931, il découvre au trou du Toro, au pied des monts Maudits en
Espagne, la véritable source de la Garonne, dont le cours naissant chemine
sous terre sur près de quatre kilomètres.
En 1931, c'est l'exploration de l'immense grotte de Cigalère. Elle oppose
ses 52 cascades qu'il faudra escalader en varappe ou à l'aide d'une
perche. L'exploration ne s'achèvera que 80 ans plus tard.
En 1933, il découvre seul et à la corde lisse du gouffre Martel. Le plus
profond d'Europe avec un abîme de 303 mètres.
En 1934, le couple en mission au Maroc découvre d'une quarantaine d'abîmes
dans l'un de 103 mètres de verticale absolue.
En 1936, il étudie pendant 25 ans les mœurs et comportements de la
chauve-souris.
En 1941, première exploration du gouffre de la Henne-Morte en compagnie de
Marcel Loubens et d'une équipe d'adolescents, camarades de son jeune fils
Raoul. Le fond ne sera atteint que 6 ans plus tard grâce au Spéléo-Club de
Paris.
En 1952, il participe aux descentes du fameux gouffres de la
Pierre-Saint-Martin où Loubens succombera à une chute dans le grand puits
d'entrée de 346 mètres.
En 1955, il dirige un groupe de spéléologues aixois sur le massif d'Arbas
où il soupçonne l'existence d'un immense réseau souterrain. Trente-trois
ans après, des centaines de gouffres ont été découverts et permettant la
mise à jour d'un réseau souterrain de 1013 mètres de profondeur pour 89 km
de développement.
Il a écrit 45 livres et donna 1200 conférences
en France et dans 27 autres pays dans 458 villes différentes.
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