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ous quittons le
chalet des Cortalets et son cadre agréable. Nous prenons le
sentier qui descend jusqu'au Ras de Prat Cabrera (1739 m). Le
sentier descend dans la forêt pour atteindre la maison forestière de l'Estagnole (1479 m)...
Vers 1650 mètres, il descend pour rejoindre la piste
allant aux
mines de fer de Batère
désaffectées (1500 m) puis nous gagnons le
refuge de Batère.
Située en Haut-Vallespir, sur la commune de Corsavy,
les mines de Batère s’échelonnent entre 1100 et 1600 mètres d’altitude. Une route départementale et un transporteur aérien de 9 kilomètres (démonté depuis la fermeture) relient la mine à Arles-sur-Tech où sont installés les fours à grillage. Connu par les Romains, le gisement fut exploité sporadiquement par les autorités espagnoles, puis françaises jusqu’à la réglementation des demandes de concession dès le 16ème siècle. La production est évacuée à dos d’hommes, de mulets, puis plus tard par des charrettes à bœufs et à partir de 1900, par le transporteur aérien. Des petites concessions de 5 à 57 hectares sont accordées. La principale est celle des mines de Las Indis et de Roques Negres (40 ha) accordée au Marquis de Vogüe par une ordonnance de 1830...
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ous
arrivons dans le village d'Arles-sur-Tech (262 m) qui possède l'abbaye Sainte-Marie fondée en 778. L'édifice fut détruit au IXe siècle et reconstruit au XIe siècle.
Le monastère
bénédictin de Sainte-Marie d'Arles avait été fondé à l'origine par le moine
Castellan, sur les ruines imposantes des thermes romains. En 859, une bande de
Normands, remontant le Tech depuis son embouchure, découvrit la florissante
ruche monastique. Les pirates mirent à sac ses bâtiments durant trois jours,
avec un tel soin que, dix ans après, les moines revenus sur place ne l'avaient
pas encore relevée de ses ruines. Ce fut un frère du grand rassembleur des
terres catalanes, Wilfred le Velu, l'abbé Sunifred, qui abandonna le site des
thermes pour reconstruire l'abbaye à son emplacement actuel, entre 881 et 900.
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