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Château Sainte-Marie

 
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A ce château du XIVe siècle, la tradition rattache le souvenir des invasions d'habitants des vallées espagnoles, hardis et pillards, qu'elle appelle les "Tezins".

Au XVIIe siècle, pour un oui ou pou un non, les Miquelets de Broto descendaient sur Luz. Il n'y avait pour les arrêter que la Tour du Pas de l'Escalette à Gèdre, et le château Sainte-Marie.

Au XVe siècle, le château servait de repaire à une bande de routiers dont le commandant était Jean de Béarn, frère de Pierre Arnaud de Béarn, qui selon le récit de Froissard, préféra tomber à Orthez sous la dague de Gaston Phébus plutôt que de livrer la citadelle de Lourdes. Des forteresses de Lourdes et de Sainte-Marie, les deux frères rançonnaient tous ceux qui se réclamaient du comte de Foix ou du roi de France, parmi les habitants des Sept Vallées. Le comte de Clermont n'eut pas la peine à recruter des volontaires pour mettre le siège au château, lorsqu'il franchit le col du Tourmalet avec l'armée Royale, en 1404. Un homme de la vallée d'Argelès, Auger de Cohitte, mena l'assaut à la tête d'une troupe de Lavedanais avec cette rigueur que peut seule donner la rancune. Selon la coutume du temps, le comte de Clermont dédommagea Auger et ses hommes par un don de 562 livres. En même temps, il promit et jura aux montagnards, au nom du roi de France, de leur confirmer leurs franchises et libertés. Il ne pouvait faire moins que le roi d'Angleterre. Le château Sainte-Marie tombé, ce fut un jeu pour l'armée royale d'enlever le Castet Naou d'Arras en vallée d'Arrens, tenu par Guillaume Arricou que les chroniques qualifient d'anglais pour les besoins de la cause ; les garnisons de la tour de Vidalos et du château de Geu se replièrent sur Lourdes où Jean de Béarn devait tenir encore trois ans...

 

 

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