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Il n'est pas de balade sans réflexion, pas de randonnée sans satisfaction intellectuelle. Celui qui arpente les Pyrénées se retrouve un peu dans la peau d'un Rousseau cogitant ses Rêveries du promeneur solitaire, ou dans celle d'un Stevenson traversant les Cévennes (plus souvent à côté que) sur son âne Modestine. Il n'y a rien de plus propice, en somme, au soliloque ou bien à la conversation amicale, au resserrement des liens et à la création d'autres liens, à la naissance d'affinités, au partage d'une émotion, voire d'une passion, que la marche.
Léon Mazzella (Pyrénées
Magazines hors-série été 1994) |
