Livre d'or

Mises à jour

 Offices de tourisme

Plan du site

Randonnées

Sondages

Accueil

Cahier pratique

Cartes virtuelles

Flore

Gastronomie

Humour

Légendes

Traditions

Annuaire de sites

Conseils

Étapes du GR® 10

Fonds écran

GR® 10

Identités

Lettres d'informations

Villages et villes

Bibliographie

Cartes anciennes

Faune

Forum

Gîtes et refuges

Lacs

Lexique

Webmaster

 

Eglise de Sare

 
1 Commentaire

 

Une question d'importance à laquelle il n'y a pas de réponse : de quand date cette église Saint-Martin ? La seule réponse valable est qu'elle a été refaite au VXIIe siècle, comme presque toutes les églises du Pays Basque. Il a fallu attendre la Paix des Pyrénées pour penser mettre fin aux invasions constantes, ce qui en fait n'était qu'un leurre puisque Sare a subi les guerres de la Révolution et de l'Empire puis est devenue une caserne lors des guerres carlistes.

Son clocher carré à cinq étage porte un cadran solaire avec une devise en basque : "Toutes les heures blessent, la dernière envoie au tombeau."

L'église Saint-Martin, une des plus belles églises du Labourd fut agrandie au début du XVIIème siècle sous la cure de Pierre Axular (1601 - 1644), célèbre écrivain auteur de "Gero" (Après), chef-d'œuvre littéraire grâce auquel il a "élevé la vieille langue basque au niveau des autres". Sa sépulture se trouve à l'intérieur de l'église, ainsi qu'une plaque apposée par le Prince Louis Lucien Bonaparte.

Le clocher fut surélevé en 1765. Le cadran solaire porte l'inscription : Oren guziek dute gizona kolpatzen azkenekoak du hobirat egortzen (toutes les heures blessent l'homme, la dernière l'envoie au tombeau).

 

Jusqu'en 1804, les corps étaient inhumés dans l'église où l'on trouve des dalles avec l'inscription " Jarlekua " (emplacement du siège) précédée du nom de la maison. Le chœur abrite cinq autels à retables, trois étages de galeries.

Placé sous l'autorité de l'Angleterre pendant trois siècles et ensuite sous celle de la Couronne, mais jouissant de la faculté de traiter librement avec les vallées et les communes voisines. Même les seigneurs des lieux se sont vus obligés de composer avec leurs représentants et c'est inutilement que la maison noble de Lahet protesta, en 1686, contre les élections et les préséances des abbés et des jurats (lettres patentes de Louis XIV en 1693). Déterminés contre les envahisseurs espagnols (action d'éclat de Cristobal Ithurbide en 1693), très attachés à leur curé de la naissance à la mort (l'église reste déserte pendant la Révolution), persécutés et déportés (1794), alors que 250 jeunes Saratars combattaient l'ennemi, ces hommes d'honneur ne reviendront au culte qu'après le Concordat. Il faudra ensuite plusieurs décennies pour restaurer l'église dévastée et pillée pendant la Révolution : et on votera l'établissement de taxes et d'octrois pour la remettre en état. En 1877 (seulement) la voûte sera terminée et en 1904 un petit orgue remplacera l'harmonium. Au moment des inventaires de 1906 (séparation de l'Église et de l'État), le percepteur reculera devant les habitants barricadés dans l'église : « Le tocsin sonna éperdument, pendant tout l'après-midi. » Pourtant, ces hommes fiers, passionnés pour le rebot, le petit gant et le tir à la corde, soucieux de conserver leur langue et « leur âme », déclarent aujourd'hui que l'Eskual Herri est une terre de liberté. Bienvenue à tous ! Denegi ongi ethorri !
 

 

 

Précédent