|
e lendemain,
après avoir pris un petit déjeuner copieux, nous quittons la ferme vers 8 heures en laissant derrière nous, vaches, cochons, poules, etc...
Nous rejoignons le sentier qui longent les rochers Miramar
et nous atteignons le col des Trois Fontaines (563 m)
d'où nous apercevons les
antennes du Larrun brillant dans le lointain.
ous gagnons un
petit bois près de
l'ancienne
station du
Train de la Rhune
(543 m). La Rhune est une des plus belles montagnes d'Euskalerria. Son intérêt majeur vient
de l'originalité et de l'immensité de son panorama, d'où la nécessité de
la gravir par temps clair, en profitant des beaux jours de vent du sud du
mois de janvier ou de février. Ce vent, Haize Hegoa", donne à l'air
ambiant une transparence extraordinaire et rapproche les lointains au
point de pouvoir distinguer, avec de bonnes jumelles, l'observatoire du
Pic du Midi de Bigorre, situé au cœur des Hautes Pyrénées, à plus de 150
kilomètres.
Le versant
français de la Rhune devient site classé en 1980 afin de préserver la montagne sacrée. Nous traversons les voies et nous descendons dans la vallée.

|
 |
 |
|
 |
|
ous
descendons ensuite vers
Sare
:
la patrie du curé
Pedro Axular. Le village de Sare
connaît aujourd'hui une renommée grandissante en raison de ses superbes grottes
(45000 ans de préhistoire) et cet engouement nous paraît amplement justifié, vu
l'importance du patrimoine ancestral qu'elles représentent, non seulement pour
les Saratars, mais aussi pour tous les Basques une telle ancienneté de la
présence humaine, évoquée sur le site avec une belle qualité technique et
esthétique, ne peut laisser indifférent et le livre de l'abbé Moreau apparaît
comme le prolongement de cette période spécifique : comme la volonté de faire
revivre, non sans jubilation, cette capitale privilégiée d'une poésie raffinée
qui flirte avec les communes navarraises d'Urdax et de Zugarramurdi, un lieu
d'où l'on peut grimper jusqu'au col de Lizuniaga, où les délégués de Sare et de
Vera ont signé les accords des faceries, et gagner la frontière pour y faire des
achats dans les ventas de Lizunia ou de Gaineko-benta. N'oublions pas, par
ailleurs, que dans cette région exceptionnelle, on parle le basque le plus pur
du Labourd et que les Saratars forment, depuis des temps immémoriaux une
république, citoyens libertaires voire frondeurs, bien que placés sous
l'autorité de l'Angleterre pendant trois siècles et ensuite sous celle de la
Couronne, mais jouissant de la faculté de traiter librement avec les vallées et
les communes voisines.
|
|
 |
 |
 |
 |
|
ous
suivons le sentier qui va nous conduire vers
Aïnhoa *
(120 m)
qui est classé parmi les plus beaux villages de France. La plupart
des maisons sont répertoriées au patrimoine national. Cette Bastide
édifiée au XII siècle par les Prémontrés constituait un relais
hospitalier sur le chemin de Compostelle. Les maisons de style
Labourdin, bâties ou restaurées au XVIIe et XVIIIe siècle arborent en
façade des colombages en chêne et une harmonieuse uniformité rehaussée
par les peintures rouge-brun ou vertes des boiseries sur des façades
blanches.
* Attention, pas de ravitaillement dans ce village, il faut aller à
Dancharia ! |
|