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Le glacier d'Ossoue est un glacier de cirque, entouré de crêtes et de hauts
sommets : Montferrat (3219m), pic de Cerbillona (3247m), Pique-Longue (3298m),
pointe Chausenque
(3204m) et Petit Vignemale (3032m). La langue glaciaire est
réduite, sale et torturée. Les derniers étés, suivis d'hivers peu rigoureux, lui
ont été fatals. Réchauffement climatique ou simple cycle naturel ? Les
spécialistes n'ont pas tranché. Seule certitude, les glaciers reculent
actuellement partout dans la chaîne, souvent de façon spectaculaire. Les
survivants - et seuls encore vraiment dignes du nom de glacier - sont limités,
aux massifs du Vignemale, de la Madeleta, de Campbiel, du mont Perdu, du
Balaïtous et du haut Luchonnais. Ils sont désormais auscultés et surveillés en
permanence par les chercheurs du Groupe d'étude des glaciers pyrénéens
(université de Pau et des pays d'Adou).
Le
glacier sous surveillance
Pour la première fois depuis
1983, le glacier d’Ossoue, sous le pic Vignemale (3 298 m), bénéficie à nouveau
d’un suivi scientifique. Des carottages de neige tombée durant l’hiver ont été
effectués en mai par le Laboratoire de glaciologie et de géophysique de
l’environnement du CNRS de Grenoble. Des balises de 10 à 12 m de longueur ont
été également insérées au cœur du second glacier de la chaîne (60 ha) après
l’Aneto afin de mesurer sa perte en eau, appelée “ablation”. Les chercheurs
tentent d’établir le niveau d’amaigrissement des glaciers pyrénéens, les plus
méridionaux d’Europe, à l’aune du changement climatique en cours. Jusqu’à
présent, seul le glacier de la Maladeta était surveillé de façon annuelle et
systématique par les scientifiques espagnols.
"Article de Pyrénées Magazine paru le 12/07/2002" |