Suivant
l'opinion la plus répandue, le nom d' Hendaye viendrait de deux mots
basques "HANDI" grand et "BAYA" baie. Son orthographe a souvent varié
pour prendre sa forme définitive à la fin du XVIIIe siècle.
Hendaye,
c'était le pays des corsaires, ces loups de mer qui sillonnaient les
océans au service des grandes couronnes européennes. Les ports basques
ont de tout temps pratiqué la piraterie ; mais au XVIIe siècle, les
ministres de la Marine de Louis XIV offrirent des conditions fort
honorables à l'activité des corsaires, qui passa sous l'autorité royale.
Les armateurs locaux n'eurent aucun mal à recruter les équipages, eu au
milieu du XVIIe siècle, près de sept mille corsaires d'Hendaye, de
Bayonne et Saint-Jean-de-Luz embarquaient chaque année pour la course, à
l'assaut des vaisseaux anglais, espagnols ou hollandais. Leurs hauts
faits inspirèrent mille histoires fantastiques : Duconte, de
Saint-Jean-de-Luz se rendit célèbre en prenant onze navire ennemis en
une seule sortie ; le corsaire hendayais Pellot, libre penseur et
dernière grande figure de la course en mer, entreprit avec succès
plusieurs évasions périlleuses. En 1812, sa tête était mise à prix à
cinq cent guinées, une somme considérable à l'époque...
A la gare
d'Hendaye eut lieu la fameuse entrevue entre Hitler et Franco, le 23
octobre 1940. A cette occasion, malgré d'évidentes affinités politiques,
Franco réaffirma son non-engagement dans la Seconde Guerre mondiale.