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 endaye,
c'était le pays des corsaires, ces loups de mer qui sillonnaient les
océans au service des grandes couronnes européennes. Les ports basques
ont de tout temps pratiqué la piraterie ; mais au XVIIe siècle, les
ministres de la Marine de Louis XIV offrirent des conditions fort
honorables à l'activité des corsaires, qui passa sous l'autorité royale.
Les armateurs locaux n'eurent aucun mal à recruter les équipages, eu au
milieu du XVIIe siècle, près de sept mille corsaires d'Hendaye, de
Bayonne et Saint-Jean-de-Luz embarquaient chaque année pour la course, à
l'assaut des vaisseaux anglais, espagnols ou hollandais. Leurs hauts
faits inspirèrent mille histoires fantastiques : Duconte, de
Saint-Jean-de-Luz se rendit célèbre en prenant onze navire ennemis en
une seule sortie ; le corsaire hendayais Pellot, libre penseur et
dernière grande figure de la course en mer, entreprit avec succès
plusieurs évasions périlleuses. En 1812, sa tête était mise à prix à
cinq cent guinées, une somme considérable à l'époque...
ne première étape, c'est toujours un événement. Longtemps de préparation, des jours et des nuits à y penser, à consulter les
cartes IGN... Et soudain, le jour J arrive, on découvre la beauté des paysages, les caprices de la météo, les petits imprévus, en bref ! C'est le charme de la randonnée. La montagne plaît à tout le monde, il n'y a pas de règle, pas d'emploi du temps. Chacun d'entre nous peut y trouver ce qu'il cherche, que ce soit l'inspiration, la réussite, l'exercice, l'évasion ; ou tout cela en même temps, ou rien de cela. |
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e
25 juin 1998, nous arrivons par le train à Hendaye à 16 h 45. Nous rejoignons le
camping "des 2 jumeaux" puis le soir, nous allons dîner dans un restaurant de la
petite ville agréable. Après une bonne nuit de sommeil, le matin de bonne heure,
nous empruntons le GR 10 qui débute à la hauteur de l'ancien
casino d'Hendaye. Nous parcourons le boulevard du Général Leclerc en passant
devant le panneau d'affichage
dégradé avec le temps indiquant le parcours. Nous commençons à suivre la signalétique du GR 10
qui est très mal indiquée pour traverser la voie ferrée. Aucun effort de la
ville d'Hendaye pour promouvoir le GR 10, cela n'intéresse pas la
municipalité car le randonneur n'est pas fortuné ! Juste en face, nous empruntons
une ruelle qui monte. Nous quittons la civilisation
urbaine pour emprunter un chemin vers un bois clôturé. Celui-ci traverse des landes
puis passe au-dessus d'une cabane en dur, le sentier
gravit une croupe, puis descends vers une petite route. Plus tard, nous passons sous l'autoroute par
un passage à bestiaux. Nous empruntons en face, la rive droite d'un vallon, un
chemin qui remonte légèrement.
uis,
nous franchissons un
ruisseau. Ensuite, le sentier nous emmène à l'entrée de
Biriatou.
Ce village est planté sur le flanc de la colline de Xoldokogaina, ce village accessible par une route en cul de sac depuis Béhobie offre un superbe point de vue sur la vallée de Bidassoa. De cette colline a été extrait le grès rose qui habille l'église. Depuis le village partent plusieurs chemins dont le GR 10 qui rejoint les ventas du col d'Ibardin. Ensuite, du centre du village, nous remontons une ruelle
puis un chemin empierré qui gravit une petite crête.
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ous atteignons le
col d'Osin (374 m). Nous descendons un chemin herbeux qui
serpente dans une forêt vierge de fougères jusqu'au col des Poiriers (316 m)
dominant le lac du même nom. Plusieurs
Pottocks sont là au milieu des fougères.
Installé depuis des millénaires au
Pays Basque, les Pottoks ont une morphologie proche du cheval de Préwalsky et on
retrouve leur profil sur les dessins des parois des grottes préhistoriques d'Isturitz
et d'Oxocelhaya. Nous longeons la rivière Bidassoa qui coule sur notre droite.
Nous remontons en longeant une plantation de mélèzes jusqu'au
col des Joncs, d'où nous apercevons la côte basque. Ensuite un sentier horizontal nous conduit à un éperon
herbeux.
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uis, nous remontons
en suivant un sentier en balcon sur le flanc
du Mandalé. Nous descendons vers la longue série des
ventas du col d'Ibardin (317m) pour prendre un rafraîchissement bien
mérité dans l'un des bars-restaurants qui est rempli de touristes. Ceux-ci sont
venus pour acheter dans les ventas des alcools et autres produits détaxés.
Nous atteignons le
terre-plein d'une ancienne exploitation de dalles de grès. Avant un petit lac,
un chemin voisine un ruisseau pour remonter jusqu'à la borne frontière n° 18. Ici, nous
sommes en
Espagne. Nous continuons jusqu'à la Venta
d'Inzola (115m). |
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