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C'est de la grande époque
romantique que date l'affluence au lac de Gaube. On y montait, à pied ou
en chaise à porteurs, entre deux verres d'eau de la source de César ou
deux gargarismes à la Raillère. On y croisait des princes, des grands
d'Espagne et des ministres qui entretenaient le commerce florissant de
l'hôtellerie du bord du lac, déjà. Aujourd'hui il y a le parking, les
moteurs surchauffés, les cars et leur cohorte de pèlerins venus de
Lourdes, les bronzés en short, les mamans en sandales et les gamins
bruyants. Il y a les sacs à dos des alpinistes avec des piolets qui
dépassent, le casque et les crampons (ceux-là vont au Vignemale). Il y a
le télésiège qui couine, le chemin à flanc de montagne avec le panneau "Il
est dangereux de s'éloigner des sentiers battus" et puis au bout du chemin
du lac, beau et grand comme on l'avait rêvé, avec un morceau du Vignemale
qui pointe derrière une crête. |