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En 1928 est publié un guide
(un des tout premiers) sur les Pyrénées centrales et occidentales ; un
ouvrage colossal pour l'époque, d'autant plus qu'il est rédigé par un seul
montagnard, sans apport, sans aide, sans note de qui que ce soit. Plus de
1300 itinéraires y sont décrits et 44 cartes schématisent les principales
ascensions.
Qui était Georges Ledormeur ?
Né en Normandie, comme bon nombre de montagnards étrangers aux Pyrénées,
il tombe vite sous leur charme au hasard d'un voyage dans le sud de la
France. Il s'installe à Tarbes comme architecte. Notons au passage que
c'est à lui que nous devons les plans du refuge du Balaïtous (appelé plus
tard : refuge Ledormeur), à 1970 mètres d'altitude, aux abords du glacier de
Las Néous.
Ledormeur... le mal nommé, car
il marchait autant la nuit que le jour !
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Extrait du "Le Petit
Journal de l'Ariégeois" année 1905
Le lundi de Pâques 1905, une ascension peu ordinaire, à cette époque de
l'année, a été faite dans la région du Vicdessos par M.
Ledormeur, membre
du Club Alpin Alpin Français et secrétaire de la Société des
Excursionnistes Tarbais, sans se laisser émouvoir par les avis des
montagnards qui essayaient de le dissuader d'une pareille tentative, est
monté seul et sans guide à l'assaut du pic d'Endron. Il fallait un
alpiniste éprouvé comme lui pour venir à bout d'une telle entreprise.
C'est en luttant contre mille difficultés qu'il est parvenu à se maintenir
sur la crête aiguë, dissimulée sous une épaisse couche de neige fraîche
qui s'effondrait à chaque pas dans les abîmes, et à atteindre la cime
(2476 m) d'où il a pu jouir d'un panorama merveilleux, un des plus beaux
de toute la Haute Ariège. Le lendemain, notre ami et vaillant montagnard,
après avoir escaladé les pentes abruptes de
Bassiès et visité les lacs de
ce splendide massif granitique, est reparti enchanté de son séjour dans
nos montagnes, emportant avec une ample moisson de clichés le souvenir
précieux de ces sites incomparables et malheureusement encore méconnus.
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