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Ce lis remarquable, connu de longue
date est définitivement nommé Lilium pyrenaicum par Antoine Gouan, botaniste,
professeur à la faculté de médecine de Montpellier, qui l'observe en place près
de l'étang du Laurenti en Ariège en 1767 - 1768.
Cette fleur est une majestueuse liliacée à bulbe des pelouses fraîches,
des couloirs rocailleux et des vires des étages montagnards et subalpin. Elle se trouve dans les boisements clairs, les clairières et les prairies humides. Elle est endémique pyrénéo-cantabrique. Elle mesure 40 à 80 cm. Ses feuilles sont allongées, très nombreuses et rapprochées. Ses fleurs sont grandes, jaunes ponctuées de brun.
Le lis a toujours été le symbole de
la pureté. On le voit sur les murs des palais de l'ancienne Grèce, où il était
consacré à Héra, déesse de la Lune : alors que celle-ci repoussait Héraclès
enfant, que Zeus voulait qu'elle nourrisse, deux gouttes de son lait seraient
tombées de son sein. L'une donnant la Voie lactée, et l'autre, le lis. Cette
fleur est aussi dédiée à l'image m^me de la pureté qu'est la Vierge Marie, et on
la reconnait dans les banquets des mariées. |