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Le Pyrénéen revendique son appartenance à sa vallée. Ainsi la diversité des parlers et des costumes qu'affiche chaque vallée pyrénéenne rappelle l'attachement de ses habitants aux pratiques locales : c'est la solidarité dans l'indifférence. Et rien ne vaut comme en témoigne ici George Sand dans Rose et Blanche un jour de marché sur la place Macadieu de Tarbes pour le réaliser : "La place était inondée des flots d'un peuple bigarré où l'on pouvait facilement reconnaître les champêtres habitants de ces mille vallées qui ont chacune leur costume, leurs mœurs et leur langue. On les reconnaissait à la couleur et à la forme de leur béret ; ceux de la vallée d'Aure portaient la toque blanche à houppe de laine bleue ; ceux de Gèdre la toque rouge et blanche ; ceux d'Aran une barrette grise, et ceux de Luz un bonnet tombant sur les épaules et qui se rapprochaient de la résille espagnole. Mais, généralement, tous ceux de Bigorre affectaient une propreté simple et un costume uniforme. La même étoffe de laine brune sans teint composait leur veste ronde, leur pantalon large et leur toque plate. Tous ceux qui végétaient, ignorés dans le fond des gorges de la montagne, portaient encore la culotte courte et serrée sur les hanches, le bas blanc ou rayé, et l'espadrille de peau de vache attachée comme un cothurne autour de sa jambe."
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Ce premier roman édité
d’Aurore Dupin (véritable nom de George Sand) est signé J. Sand. |