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Lettre d'informations n°24

 

Les Pyrénées, le 31 août 2004

Messieurs les éleveurs des Alpes, arrêtez de geindre et prenez vos responsabilités au sujet du loup ! Les loups, en effet, s'attaquent aux troupeaux domestiques, mais cela est dû à plusieurs facteurs.

- Le premier facteur dont les bergers ne parlent pas : la non surveillance des troupeaux, surtout dans les Alpes du Sud, sont élevés pour leur viande et donc non gardés. Le berger leur rend visite une ou deux fois par semaine pour les soigner ou leur donner du sel. Les loups ne sont pas bêtes, ils choisissent les proies les plus faciles à capturer et dans ces conditions, les moutons font partie de celles-ci. Au contraire, les rares bergers, qui gardent leurs brebis tout l'été en montagne et qui les surveillent, ont très peu de bêtes tuées ou blessées.

- Le deuxième facteur est la taille des troupeaux : ceux-ci sont de plus en plus nombreux. Généralement, un éleveur a un troupeau de 500 à 2000 têtes qu'il "surveille" seul. Ces conditions favorisent l'attaque du loup, même si le troupeau est protégé, surtout pas temps brumeux ou pluvieux. Ces deux facteurs sont "imposés" aux éleveurs s'ils veulent survivre, car cette profession est, malheureusement, fortement menacée (effondrement des cours, adaptation aux exigences sanitaires et administratives imposées par la nouvelle politique agricole, concurrence avec l'agneau de Nouvelle-Zélande ou d'Argentine ...).

- Le troisième facteur est la présence des troupeaux en lisière de forêt : en été, tous les troupeaux sont en altitude. En hiver, les brebis sont généralement à la bergerie, dans les Alpes du Nord notamment. Mais dans certains secteurs des Alpes du Sud (massifs du Mercantour, des Monges, de Canjuers), les hivers sont plus cléments et les bas des vallées sont rarement enneigés. Ainsi, les éleveurs laissent (à juste titre d'ailleurs) leurs brebis dans ces secteurs de bas de vallée, qui sont malheureusement souvent à proximité de la lisière de forêt. Les attaques sont ainsi aussi nombreuses qu'en été.

Et pour finir avec ce sujet, comment se fait-il que très peu d'éleveurs n'ont pas de patous qui sont des chiens efficaces pour combattre le loup ?


Claude Azémard    

 

Créé en 1967 et rénové en 1989, le refuge de Pombie vous attend.

Farouche et solitaire, l'Autour des Palombes est de tous nos rapaces le plus adroit et le plus redouté. Il poursuit sa victime en sous-bois aussi bien qu'en terrain découvert.



 

Les fées habiteraient bien ici. On raconte qu'un jour d'innocentes bergères s'ébattaient le long de ses rives quand elles aperçurent un âne magnifique. Aussitôt, elles décidèrent...

Ses fleurs blanches sont disposées sur une tête sphérique. Ses feuilles sont oblongues, plissées et pétiolées. Cette fleur pousse en juillet - août sur les pelouses et vires herbeuses entre 1500 et 2500 m. Cette espèce est assez rare, elle n'est plus protégée depuis la modification en 1995 de l'arrêté de 1982.


Un photographe et un agronome nous invitent à un voyage haut en couleurs à travers champs et vallées. Textes et images se répondent ainsi pour raconter les nouvelles Pyrénées, ces montagnes humaines que des femmes et des hommes passionnés animent et font vivre. Inventifs, téméraires, toujours soucieux de la qualité de leur travail et de leurs produits, ces agriculteurs explorent de nouvelles voies pour l'agriculture de montagne.

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J'espère que celle-ci vous fera plaisir de découvrir les différentes facettes des Pyrénées.
Bien cordialement.

© 2004 - Claude Azémard