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Les Pyrénées, le 31 août 2004
Messieurs les éleveurs des Alpes, arrêtez de geindre
et prenez vos responsabilités au sujet du
loup
! Les loups, en effet,
s'attaquent aux troupeaux domestiques, mais cela est dû à plusieurs facteurs.
- Le premier facteur dont les bergers ne parlent pas : la non surveillance des
troupeaux, surtout dans les Alpes du Sud, sont élevés pour leur viande et donc
non gardés. Le berger leur rend visite une ou deux fois par semaine pour les
soigner ou leur donner du sel. Les loups ne sont pas bêtes, ils choisissent les
proies les plus faciles à capturer et dans ces conditions, les moutons font
partie de celles-ci. Au contraire, les rares bergers, qui gardent leurs brebis
tout l'été en montagne et qui les surveillent, ont très peu de bêtes tuées ou
blessées.
- Le deuxième facteur est la taille des troupeaux : ceux-ci sont de plus en plus
nombreux. Généralement, un éleveur a un troupeau de 500 à 2000 têtes qu'il
"surveille" seul. Ces conditions favorisent l'attaque du loup, même si le
troupeau est protégé, surtout pas temps brumeux ou pluvieux. Ces deux facteurs sont "imposés" aux
éleveurs s'ils veulent survivre, car cette profession est, malheureusement,
fortement menacée (effondrement des cours, adaptation aux exigences sanitaires
et administratives imposées par la nouvelle politique agricole, concurrence avec
l'agneau de Nouvelle-Zélande ou d'Argentine ...).
- Le troisième facteur est la présence des troupeaux en lisière de forêt
: en été, tous les troupeaux sont en altitude. En hiver, les brebis sont
généralement à la bergerie, dans les Alpes du Nord notamment. Mais dans certains
secteurs des Alpes du Sud (massifs du Mercantour, des Monges, de Canjuers), les
hivers sont plus cléments et les bas des vallées sont rarement enneigés. Ainsi,
les éleveurs laissent (à juste titre d'ailleurs) leurs brebis dans ces secteurs
de bas de vallée, qui sont malheureusement souvent à proximité de la lisière de
forêt. Les attaques sont ainsi aussi nombreuses qu'en été.
Et pour finir avec ce sujet, comment se fait-il que
très peu d'éleveurs n'ont pas de
patous qui sont des chiens efficaces pour combattre le loup ?

Claude
Azémard

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Un photographe et un agronome
nous invitent à un voyage haut en couleurs à travers champs et vallées.
Textes et images se répondent ainsi pour raconter les
nouvelles Pyrénées, ces montagnes
humaines que des femmes et des hommes passionnés animent et font vivre.
Inventifs, téméraires, toujours soucieux de la qualité de leur travail et
de leurs produits, ces agriculteurs explorent de nouvelles voies pour
l'agriculture de montagne.
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