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Lettre
d'informations n°27

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Aïnhoa,
le 30 novembre 2004
Comme de
nombreux habitants de la vallée d'Aspe l'homme est venu voir. Lui s'est levé tôt
ce matin, il a pris des chemins de montagne pour assister au plus près à
l'enlèvement de la dernière ourse de souche pyrénéenne. « Tous les Pyrénéens
sont sous le choc, tous sont peinés. Cette catastrophe nous touche tous, quel
que soit le bord où l'on se situe », explique une femme. Les mines sont tristes.
Toute la journée les habitants de la vallée se sont arrêtés au pied du col du Rouglan au dessus d'Urdos, pour glaner quelques informations. Mais surtout pour
se taire. Les réponses aux questions se lisent dans les yeux pointés sur les
hauteurs. « Pas question de jeter la pierre à qui que ce soit, tout le monde est
consterné », explique une habitante d'Urdos. Dans le village tout le monde
connaissait l'auteur du coup de feu. L'homme est considéré comme un bon « fusil
». Tout le monde compatit avec ce chasseur qui, selon plusieurs sources est
littéralement consterné. « C'est idiot de se demander s'il a bien fait de tirer.
S'il l'a fait, c'est qu'il n'avait pas le choix », dit un autre. La légitime
défense est invoquée par de nombreux habitants.
 
 

Le sujet qui fâche, à savoir pourquoi les chasseurs ont été chasser à cet
endroit, alors que la présence de l'ours dans le secteur avait été signalée, lui
ne recueille que des silences. Quelques monologues puis l'omerta. « Il ne faut
jeter la pierre à personne. Il faut que cette affaire soit l'occasion d'une
vraie prise de conscience. Tous les acteurs doivent se retrouver autour d'une
table. Les familles ont leur conflit. Nous, les Pyrénéens devront maintenant
arriver à régler les nôtres », conclut Jacques...

Claude
Azémard
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Le train touristique le plus
haut de l'Europe... A 2000 m d'altitude, sur les pentes abruptes des
montagnes pyrénéennes, un petit train d'Artouste serpente, emmènent les
voyageurs jusqu'au lac dont les eaux reflètent les plus beaux sommets.
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Petite ville thermale, animée
sans être trop touristique, Cauterets est au carrefour de plusieurs
vallées glaciaires, au sites exceptionnelles : le
Pont d'Espagne
et ses cascades furieuses, le
lac de Gaube
et l'imposant
Vignemale,
le Marcadau et ses pâturages d'altitude, la vallée du Lutour et ses étages
de lacs...
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La rue pittoresque de la
Citadelle mérite que l'on s'attarde au n°32, la maison Arcanzola, datée de
1510, de briques en arêtes de poisson est la demeure natale de Jean de
Mayorga, une jeune jésuite assassiné avec d'autres missionnaires par un
corsaire, alors qu'il faisait route vers le Brésil.
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Le Canigou mesuré par GPS. Ce
fut une première dans les Pyrénées Orientales. Les 1er et 2 octobre 2004,
les géomètres-experts du département ont procédé à la première mesure
centimètre par GPS (positionnement par satellite) du Canigou.
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Un village pyrénéen ne se
conçoit pas, dans l'esprit de celui qui va le photographier ou le décrire,
s'il ne transmet pas, en apparaissant, un formidable émoi. Chaque village
contenu dans ce livre se devait d'être une vague un peu forte pour
emporter notre envie. C'est ce choc initial qui a gouverné nos voyages.
Celui d'Etienne Follet avec ses appareils photo, le mien avec un stylo à
plume et un carnet. |
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Jean Haurillon, ce guide luchonnais
fit une très grande carrière pyrénéiste avant et après la guerre de
1914-1918, accrochant à son tableau une vingtaine de "premières". Il
accompagna d'Ussel, Juncadella, Rouyer, Bisset et courut avec le guide de
Gavarnie Germain Castagné.
J'ai une petite collection personnelle de
cartes postales pyrénéennes et
grâce à celle-ci vous allez pouvoir découvrir un petit aperçu des
habitants de la montagne dans le passé... |

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J'espère que celle-ci vous fera plaisir
de découvrir les différentes facettes des Pyrénées.
Bien cordialement.

© 2004 - Claude Azémard
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