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Auzat, le 31
mars 2005
Autrefois, les gens que l'on appelle aujourd'hui
"les randonneurs", eh bien cette espèce n'existait pas dans les montagnes. Nous
étions seuls avec notre amie... la solitude. Celle-ci ne nous faisait pas peur.
Quand elle nous pesait, on passait la crête et on allait voir le collègue de
l'autre estive ! Seulement, quatre mois dans un cayolar, avec en plus "Martin"
dans les parages... il suffisait que l'été pleurniche pour que le blues vous
prenne aux tripes ! Alors là le mal de la vallée l'emportait. C'est pourquoi, un
matin, une fois la traite finie, et profitant d'une belle journée, je décidais
de seller "Marie" ma fidèle ânesse et de rejoindre la civilisation. Dans le
village, de retrouvailles en retrouvailles, je buvais à la santé du monde
entier, des Pyrénées, du village, de ma cabane... de mon chien. Résultat, trop
ivre pour repartir, des amis me couchèrent sur ma monture et celle-ci remonta
d'elle-même jusqu'à la cabane, de nuit et sous un orage des plus revanchards. Le
matin, la tête "dans le sac", je me plongeais dans le ruisseau pour recommencer
une nouvelle journée de berger.

Claude
Azémard

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Introduit dans les Pyrénées à des fins
cynégétiques, le mouflon n'est présent que dans quelques massifs. On le
rencontre surtout dans le massif du Carlit, de Pibeste et près de Saint
Béat. De la famille du mouton, il est originaire de la Corse et de la
Sardaigne.
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