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Lettre d'informations n°58

 

C'est vers 1860 que l'on commence à s'intéresser dans les Pyrénées au commerce de la glace. Il existe deux façons de procéder en matière de transport : le portage sur le dos, appelé coltinage, utilisé exceptionnellement, et le transport sur les chariots, beaucoup plus courant. Dans le premier cas, les blocs de glace sont descendus de la montagne à dos d'homme avec une simple peau de mouton pour protéger du froid la tête et les épaules du porteur. C'est dans la région d'Aulus que cette méthode est utilisée par certains hôteliers qui engagent de robustes montagnard pour aller chercher de la glace. Ces hommes s'en vont, le soir venu, découper des blocs de plus de 60 kg qu'ils chargent sur leurs épaules. Ils ne reviennent qu'à l'aube, après une nuit de marche, pour débiter et livrer les immenses pains de glace.
La méthode la plus utilisée consiste à construire de vastes glacières dans lesquelles les paysans déversent la neige transportée sur des charrettes, neige qu'ils tassent puis recouvrent de feuilles de hêtre pour en faciliter la conservation. Ils confectionnent ensuite des blocs de glace à l'aide de moules et les chargent sur des chariots que des rouliers acheminent la nuit vers la plaine. Toutes les principales villes sont ainsi desservies. Vers 1870 à Rabat, dans le canton de Tarascon, on allait recueillir la glace au massif des Trois-Seigneurs : "Six tonnes de glace étaient expédiées quotidiennement sur Toulouse. Il fallait deux jours et une nuit aux rouliers pour faire ce transport qui se soldait par un tiers de perte en chemin", signale Michel Chevalier.


Claude Azémard    

 


Louis-François Lejeune, maire de la ville de Toulouse en 1841, ne quitte plus la région des Pyrénées. La chaîne pyrénéenne semble pour lui une compensation à une sédentarité qui lui pèse.


Entre Laruns et le col d'Aubisque, la montagne verte mérite bien son nom ! C'est un plateau herbeux, gondolé, parsemé de granges, aussi pittoresque que facile à trouver, à pied ou à VTT, grâce à l'abondance des pistes et de chemins. Malgré ses altitudes modestes (1190 m), cette balade offre, surtout au printemps, des vues splendides sur les hauts massifs environnants longtemps enneigés.


Espérer montrer les plus beaux paysages tout au long de ces pages... Quelle audace, quelle inconscience ! Cette sélection, loin d'être impartiale, fut essentiellement dictée par ses "coups de cœur". La sagesse énoncée par Franz Schrader, en d'autres sujets, sera son excuse et son bouclier : "Contentons-nous de dire ce que que nous croyons avoir vu, en souhaitant que d'autres le voient mieux".

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J'espère que celle-ci vous fera plaisir de découvrir les différentes facettes des Pyrénées. Bien cordialement.

© 2008 - Claude Azémard