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La flûte ossaloise est
un tube de buis de 37 cm, muni d'une anche de cuivre en sifflet.
Dans la partie inférieure sont percés deux trous situés à 26
mm l'un de l'autre. Un troisième trou, opposé aux deux autres, se
trouve ménagé à la même distance des premiers. Deux anneaux
servent à maintenir la flûte entre l'annulaire et l'auriculaire.
L'instrument en la majeur, s'étend sur un octave et une quinte, du
si naturel au fa dièse. |
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Cet orchestre,
surprenant par sa simplicité, vient de ces temps immémoriaux où
l'homme, au fond des cavernes, commençait à chanter pour charmer
les forces invisibles. L'envoûtement a été obtenu d'abord par un
os utilisé en sifflet, puis percé de trous pour moduler le son. La
caverne basque d'Isturitz en a livré le premier exemplaire connu.
Les peaux tendues ont ensuite fait découvrir leurs mystérieuses
propriétés de résonance : "Mais de nos jours, dit Bréteil, la
forme et la couleur de nos instruments de musique obéissent à des
impératifs rituels oubliés. Aucun n'a la forme que la connaissance
des lois de l'acoustique lui eût normalement donnée."
L'os de mouton percé
de trous découvert par Passemard dans les fouilles d'Isturitz,
est, par la disposition même de ses trous, l'ancêtre de la flûte
d'Ossau, comme de la tchirula basque. Une flûte d'argent
donnant la gamme de la flûte souletine, découverte à Ur, en
Chaldée, par l'archéologue Wolley, a pu donner, quarante siècles
après, la gamme : ut, ré, mi, fa dièze,
sol, si.
Les flûtes des tombes
égyptiennes comportent également trois trous. En Grèce, les
aulos et les monaulos servaient aux cultes de la nature
en l'honneur de Cybèle et de Dyonisos, ce qui leur attira plus
tard les foudres des pères de l'Eglise, car les danses qu'elles
rythmaient étaient d'une sensualité exacerbée.
"Guide des Pyrénées
mystérieuses" par Bernard Duhourceau - Tchou
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