Livre d'or

Mises à jour

 Offices de tourisme

Plan du site

Randonnées

Sondages

Accueil

Cahier pratique

Cartes virtuelles

Flore

Gastronomie

Humour

Légendes

Traditions

Annuaire de sites

Conseils

Étapes du GR® 10

Fonds écran

GR® 10

Identités

Lettres d'informations

Villages et villes

Bibliographie

Cartes anciennes

Faune

Forum

Gîtes et refuges

Lacs

Lexique

Webmaster

 

Les traditions

 


La naissance - Le mariage et la vie conjugale - Les femmes pyrénéennes et l'amour - Les rites funéraires - Le carnaval - Danses et mascarades - Mystères et processions - Au son de la flûte et du tambourin - Les Olympiades rustiques - "L'irrintzina"
 

La naissance1

Quand c'est le père qui accouche
Pour conjurer
le mauvais œil


 

Quand c'est le père qui accouche

Le rite de la "couvade" est souvent cité  comme caractéristique de l'antiquité des mœurs des populations montagnardes. Une tradition veut que chez les Béarnais comme chez les Basques, le mari, après l'accouchement de sa femme, prenne sa place au lit, avec l'enfant à son côté, pour le couver en quelque sorte.

Au XVIIe siècle, un médecin de Carcassonne, Sacombe, écrit dans la Lucinade, un poème en dix chants sur l'art des accouchements.

On disait qu'il y avait là un vieil usage basque, sans savoir s'il était antérieur au christianisme. Ne le trouvant pas dans leurs traditions, les Béarnais attribuèrent la coutume aux Basques ; ceux-ci pour les mêmes raisons, en font une pratique béarnaise. C'est un épisode de la rivalité traditionnelle entre les deux communautés.

Des sociologues ont pensé que l'origine de cette légende se trouve peut-être dans la lutte qui a opposé matriarcat et patriarcat dans le subconscient collectif des populations pyrénéennes. Ainsi les maris des "héritières", réduits à un rôle secondaire au foyer, auraient trouvé une sorte de revanche dans un rite où ils jouaient à leur tour le personnage principal. Le goût des Béarnais pour la plaisanterie leur à fait perpétuer la coutume, mais du fait d'un certain ridicule s'attache à la situation du père en gésine, ils ont laissé croire à l'origine basque de la coutume. Pourtant, la référence de Strabon semble bien leur donner tort, car les Venarni, selon toute apparence, et d'après les archéologues, sont bien les ancêtres des Béarnais.

Aujourd'hui encore, l'heureux père est fêté autant, sinon plus, que l'accouchée, par ses amis et ses voisins, sur les lieux de l'évènement, et le festin de baptême, comme les autres repas de fête, reste une cérémonie essentiellement masculine.

"Guide des Pyrénées mystérieuses" par Bernard Duhourceau - Tchou

 

 

                      1 - 2