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Refuge d'Arlet

 
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On l'appelle communément labrit, un nom originaire de la contrée gasconne Albret, et plus précisément du village landais Labrit. Les puristes préfèrent le dénommer "berger des Pyrénées". Car on parle aussi de labrit en Vendée ou dans le Dauphiné pour désigner des chiens de berger forts différents. Dans les Pyrénées, la race, très ancienne, n'a été reconnue qu'en 1926. Autrefois, cette race était très hétérogène, chaque vallée pyrénéenne possédait un type particulier de berger des Pyrénées : le type de Barèges, d'Azun... Aujourd'hui avec l'amélioration des communications entre vallées, on ne dénombre plus que trois variétés : poils longs, poils demi-longs, poils courts (ou face rase).

Le labrit peut, des heures durant, se multiplier autour du troupeau de moutons, ramener avec autorité chaque bête dans le droit chemin. Même les béliers un tantinets arrogants baissent vite pavillon devant lui, le labrit est capable de maîtriser seul un troupeau de 800 moutons. Le travail qu'il accomplit avec le plus grand sérieux, paraît être la seule activité qui l'intéresse vraiment. Il déteste l'oisiveté. Le berger des Pyrénées, chien robuste et courageux, semble aussi aussi ignorer les intempéries.

Malheureusement, le labrit est également une véritable boule de nerfs ! Ce qui le rend difficilement contrôlable. Et ses très nombreuses qualités pèsent désormais moins que ce défaut, jugé rédhibitoire par nombre de bergers. Ses aboiements sont souvent intempestifs. Sous une allure attendrissante (une peluche mal coiffée) ce chien cache un fort mauvais caractère. Beaucoup de bergers considèrent aujourd'hui que le labrit est trop difficile à dresser, qu'on a bien du mal à canaliser son extraordinaire énergie... et qu'il manque singulièrement de souplesse...

 

 

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