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Plante vivace de taille
moyenne (70cm au plus) à tige dressée, rameuse dans le haut, munie de
feuilles caractéristiques : le limbe d'un vert blanchâtre sur le revers,
une fois divisé, est composé de lobes lancéolés, dentés, irrégulièrement
disposés sur 2 rangs de part et d'autre de l'axe. Les fleurs jaunes,
petites, s'épanouissent en juillet-août. Les siliques courtes, à une
nervure marquée sur chaque valve, légèrement bosselées par les graines,
sont redressés sur des pédicelles obliques et composent des grappes
courtes.
On distingue, outre le
Sisymbre (Sisymbrium Officinale Scop) une variété Erysimum Canessens
utilisée en Russie comme diurétique et cardiotonique et le Sisymbrium Irio
originaire de l'Inde à la base de produits de beauté.
Jadis le Sisymbre était utilisé comme cicatrisant, astringent et contre
les extinctions de voix. De leur côté les Grecs et les Romains en
faisaient grand cas pour obtenir une peau très douce et sans défaut.
Redécouverte, elle permet aujourd'hui de lutter contre les rides et le
vieillissement.
Cette plante contient notamment des Cardenolides et une essence sulfurée,
mais aussi des acides gras essentiels (vitamines F.) parmi lesquels le
très rare Acide Alpha Linolénique. La vitamine F., composée d'acides gras
essentiels est importante pour notre organisme, car ces acides gras
"essentiels" jouent un rôle important dans de nombreuses fonctions
métaboliques (niveau cutané, nerveux, sanguin) stimulant la production des
Kératinocytes qui participent à la souplesse et à la qualité de la peau.
De récentes études ont attesté que ces acides gras essentiels permettaient
de régénérer les fibroblastes du tissu conjonctif. Cet acide gras
essentiel contenu dans l'huile essentielle de Sisymbre (et celle de
bourrache) est aussi le précurseur des prostaglandines, ces hormones
présentes dans presque tous les tissus dont elles assurent le bon
fonctionnement. |