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Telles les pleureuses antiques...
Jusqu'en 1950, à Estoher, en
Roussillon, l'offrande des cires s'accompagnaient d'un rite relevant de
croyances pré-chrétiennes. Une femme, veuve ou solitaire (une "sorcière", dit
Mme Roure, qui relate le fait), suivait l'enterrement en portant dans une
corbeille de petits cierges offerts par les assistants, un quart de pain et un
flacon de vin. Après la cérémonie, on laissait le tout au sacristain. Mais
autrefois, les offrandes étaient déposées sur la tombe et les
aliments consommés sur place comme dans les funérailles païennes. Isabelle
Sandy a connu, dans l'Ariège,, une mère qui venait régulièrement verser du lait
sur la tombe de son enfant, en se lamentant à la manières des pleureuses
antiques.
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