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Les traditions


La naissance - Le mariage et la vie conjugale - Les femmes pyrénéennes et l'amour - Les rites funéraires - Le carnaval - Danses et mascarades - Mystères et processions - Au son de la flûte et du tambourin - Les Olympiades rustiques - "L'irrintzina"
 

Rites funéraires2

Des lumières pour les âmes des défunts
Telles les pleureuses antiques...
Des justicières inspirées
Le rite funéraire en pays basque

 

Telles les pleureuses antiques...

Jusqu'en 1950, à Estoher, en Roussillon, l'offrande des cires s'accompagnaient d'un rite relevant de croyances pré-chrétiennes. Une femme, veuve ou solitaire (une "sorcière", dit Mme Roure, qui relate le fait), suivait l'enterrement en portant dans une corbeille de petits cierges offerts par les assistants, un quart de pain et un flacon de vin. Après la cérémonie, on laissait le tout au sacristain. Mais autrefois, les offrandes  étaient déposées  sur la tombe et les aliments consommés sur place  comme dans les funérailles païennes. Isabelle Sandy a connu, dans l'Ariège,, une mère qui venait régulièrement verser du lait sur la tombe de son enfant, en se lamentant à la manières des pleureuses antiques.

 

La coutume des lamentations aux funérailles était si répandue dans les Pyrénées et si spectaculaire, qu'elle avait provoqué au XVIIIe siècle la curiosité des voyageurs et l'indignation du clergé. Une spirituelle visiteuse décrivait ainsi les enterrements au village de Mauvezin : "Les femmes, encapuchonnées, vêtues de noir, faisaient des hurlements et des complaintes, apostrophant celle qu'on va mettre en terre, et cela si uniformément qu'un très joli perroquet qui appartient à un chirurgien demeurent sur la place a retenu tout ce qui se dit dans ces occasions et se joint  aux femmes quand il passe quelque enterrement.

 

A Saint-Savin, les bénédictins de Saint-Maur eurent la peine à mettre fin "aux chansons ridicules que les femmes avaient accoutumé de chanter sur les sépulcres des morts, mettant parfois la face contre terre".

"Guide des Pyrénées mystérieuses" par Bernard Duhourceau - Tchou

 

 

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