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Dans ce
verdoyant Pays Basque, pas un poste-frontière franco-espagnol qui se
soit flanqué de ces ventas, où l'on peut tout acheter à des prix
avantageux. Entre apéritifs anisés et chapelets d'aïl, entre peaux et
bibelots made in Tawaïn, ce microcosme économique, né au lendemain de la
Seconde Guerre mondiale, s'accroche désespérément à des apparences de
paradis commercial que la perspective du marché unique de 1993 ébranle
pourtant sérieusement. Les ventas, dont les prestations sont de moins en
moins compétitives, ressemblent désormais à des bazars naufragés... |